mercredi 11 juin 2014

Horatio, super héros





Arrête de lire ! a remporté 3 prix en l'espace de quelques mois. Inutile de vous dire que Sylvie et moi sommes drôlement fières !

samedi 1 mars 2014

samedi 22 février 2014

Une rencontre-signature en Charente Maritime

Le 21 février à la médiathèque de Saint-Jean d'Angély, grâce à l'association Larochellivre, "Écrivains en 17", une chaleureuse rencontre, un beau moment d'échange et de partage.
Merci à tous !



dimanche 20 janvier 2013

"Double Disparition", extrait n°1

"Marin Weiss pensait qu'il faut nécessairement un événement majeur pour faire basculer une vie. L'année de ses dix-sept ans, il comprit qu'il suffit parfois d'un rien. Un fait banal, en apparence anodin. Un geste mille fois accompli. Une pensée fugace. Quelques mots.
Tout commença un samedi d'octobre, après les cours. Marin sentit une vibration familière contre sa poitrine, alors qu'il s'éloignait du lycée. Il plongea la main dans la poche intérieure de son blouson et regarda d'où provenait l'appel. L'écran lui signala un message. Appelant inconnu. Encore une pub ! songea-t-il, agacé. Et il rempocha son smartphone. Il fit quelques pas en direction du centre ville puis s'arrêta, hésitant sur la direction à prendre. À deux pas de là, les rues commerçantes s'offraient à lui, avec leur succession de boutiques nichées sous les arcades.
 

Un peu plus loin, le charme du vieux port le tentait également. Il n'était jamais las de contempler les voiliers dont les coques blanches, élancées, ondulaient le long des appontements, les chalutiers aux couleurs vives qui franchissaient les deux tours médiévales escortées par des nuées d'oiseaux. Lorsqu'il flânait le long des quais aux pavés usés, Marin sentait monter en lui des envies de grand large, d'inconnu. Une attente impatiente, un désir d'ailleurs. Un appel, un signal, qui, toujours, finissait par lui échapper. Mais qui laissait en lui une trace légère, comme une empreinte de pas sur le sable humide. Ce jour-là, le ciel était bleu outremer. Marin n'avait aucune envie de rentrer chez lui…"